Toupie https://www.toupie-magazine.com Fri, 20 Nov 2020 14:16:21 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.5.3 Noël : le bon choix de jouets, au-delà des âges https://www.toupie-magazine.com/actu/vos-questions-de-parents/noel-choix-jouets Fri, 20 Nov 2020 10:53:35 +0000 https://www.toupie-magazine.com/?p=4078 La liste des jouets pour les 3-6 ans est infinie ! Et votre enfant lorgne peut-être déjà sur des jouets « de grands » pas encore adaptés à ses « capacités de jeu ». Pour vous aider à y voir clair, nous sommes allés à la rencontre de ludothécaires, vrais spécialistes de la question, pour vous proposer un petit guide d’achat…

Noël Toupie Choix JouetsComment se lancer dans les achats de Noël en réunissant intérêt psychomoteur du jeu et plaisir du nouveau jouet, sans tomber dans une consommation excessive, ni y passer un temps fou ? En suivant les conseils de ludothécaires, qui observent nos enfants dans leur activité favorite ! Alban Anatole et Dario Cavalié animent une ludothèque, à Toulouse. Ces lieux ouverts à tous mènent des animations autour du jeu (conseils, prêts, etc.) tout au long de l’année.

« Un bon jouet doit être adapté aux compétences sensorielles, de manipulation, d’imagination, d’assemblage d’un enfant. Les indications d’âge sur les emballages sont plutôt un argument marketing… »

Quel jouet à quel âge ?

À cette question, la réponse est claire. « L’important est qu’un jouet soit adapté aux capacités de jeu d’un enfant, pour qu’il ne soit pas mis en échec. Les indications d’âge sur les emballages sont plutôt un argument marketing… », explique Alban Anatole. Par « capacités de jeu », il faut entendre les compétences psychologiques nécessaires pour appréhender un nouveau jeu : sensorielles, de manipulation, d’imagination, d’assemblage, etc. Ces stades de développement sont communs à tous les enfants, mais leur acquisition varie dans le temps : « Prenez l’image d’un escalier : tous les enfants vont le monter, mais pas à la même vitesse », explique le ludothécaire.

Noël Toupie Choix JouetsManipuler et déduire

Peluches, jouets à bascule pour les plus petits, puis jouets à tirer, boîtes à formes et, pour les plus grands, kaléidoscopes, cerceaux… Ces jeux dits d’exercice* favorisent l’expérimentation sensorielle et motrice. Il existe aussi des xylophones, des percussions, des mini-instruments qui permettent de découvrir les sons. « Sonores, mais pas bruyants ! », conseille Alban Anatole. Les jeux d’exercice invitent également à découvrir la notion de cause à effet, très constructive : si je touche, si je renverse, si je pousse, si j’actionne tel bouton, il se passe quelque chose.

« C’est pour les bébés ! »

Quand on les observe, les enfants reviennent toujours un peu vers leurs premiers jouets, avec nostalgie et plaisir. « C’est aussi pour cette raison qu’on se refuse de parler d’âge en ludothèque. On ne va jamais dire, par exemple « c’est un jeu de bébé, tu es trop grand ». Il faut laisser la possibilité aux enfants de régresser dans le jeu, sans jugement. »

Jouer à faire semblant

Jouer à la dînette, à la poupée, aux pirates ou aux pompiers doit être accessible à tous les enfants, sans distinction de genre et sans jugement. « Les parents doivent garder à l’esprit que les enfants jouent alors un rôle, dans un cadre bien défini. Ils reviennent à leur réalité après », explique Alban Anatole. Ces jeux de symbolique où l’on « fait semblant », où l’on « fait comme si » favorisent ainsi l’imagination des enfants, autour de 2 ans et demi-3 ans. À partir de leur vécu, ils élaborent tout un tas de scénarios, à l’aide de déguisements, d’objets du quotidien à leur taille, etc. « Dans ces moments- là, l’enfant va proposer ses propres règles. Par exemple, il est très intéressant, pour lui, d’inverser les rôles : je suis le papa, tu es l’enfant. »


LA FIN DU « FAIRE COMME MAMAN » ? Fabricants de jouets, distributeurs et annonceurs ont signé, fin septembre, la deuxième édition de la Charte pour une représentation mixte des jouets, initiée par le gouvernement. Ils s’engagent, notamment, à concevoir des jouets ne véhiculant pas de stéréotypes genrés, à limiter les codes couleur et la catégorisation entre jouets fille et jouets garçon, mais aussi à former leurs vendeuses et vendeurs sur le sujet. Car, en 2020, le marketing genré des marques est toujours visible, même s’il se fait de plus en plus épingler par les consommateurs…


Un train peut faire « pouet pouet »

En maternelle, quand l’enfant est en mesure de s’intéresser au monde autour de lui, il va commencer à aller vers les jeux de figurines et de mise en scène, comme les circuits de train. « Préférez les circuits sans pile, avec des véhicules s’actionnant à la main et où l’enfant va pouvoir faire les bruits qu’il veut, qu’il invente », conseillent les ludothécaires. Pour eux, les célèbres figurines à la coupe au bol restent le meilleur jeu de mise en scène, car elles proposent une palette sans fin de situations de vie et de thématiques.

Assembler et imaginer

Morceaux de bois à empiler, briques multicolores à encastrer, mais aussi puzzles : le choix des jouets d’assemblage est également large et astucieux. « Ces jeux favorisent l’acquisition de la spatialisation. Et ils permettent l’apprentissage de la gravité, des forces, de la physique », explique Dario Cavalié.

Noël Toupie Choix JouetsJeux de règles et règle du jeu

Quant aux jeux de société, on peut commencer doucement à partir de 3 ans, avec des jeux coopératifs ou de hasard, type jeu de l’oie. Le mieux est tout de même d’attendre 4-5 ans, car on peut facilement provoquer des blocages. « Ce n’est pas parce qu’on se souvient qu’on jouait soi-même aux échecs très tôt, ironise Alban Anatole, que notre enfant y trouvera son compte… » Attention aussi à l’apprentissage de la victoire et de la défaite : si l’enfant n’aime pas perdre, n’insistez pas non plus. Et ne le faites pas gagner à chaque fois, car face aux copains, il ne comprendra pas pourquoi il peut perdre…

« Aujourd’hui, sous prétexte de stimuler les enfants, on a tendance à aller trop vite, même dans les jouets, plus vite que leur développement ne le leur permet… »

La bonne distance

Pour Dario Cavalié et Alban Anatole, « les parents doivent s’autoriser à tester un jouet avant un achat. Et penser à observer la chambre de leur enfant : de quoi est-elle déjà pleine ? Comment lui apporter de la diversité ? Laissons tomber nos envies et projections d’adultes. Aujourd’hui, sous prétexte de stimuler les enfants, puis de les rendre autonomes, on a tendance à aller trop vite, même dans les jouets, plus vite que leur développement ne le leur permet… »

Alors, quel que soit le choix du cadeau de Noël, rappelons-nous que le jeu est le domaine de liberté des enfants. À partir du moment où leurs jouets suivent les normes de sécurité et sont bien adaptés à leur développement, ils peuvent expérimenter, répéter, imaginer, faire semblant… sans fin !

Dossier réalisé par : Isabelle Pouyllau. Illustration : Clothilde Delacroix. Photos : © Adobe Stock.

*Cette nomination vient de la classification ESAR, pour Exercice, Symbolique, Assemblage, Règle. Utilisée en ludothèque, elle identifie quatre familles de jeux, correspondant à quatre grands stades de développement de l’enfant.

Merci à l’ensemble du personnel de la ludothèque Patte-d’oie, à Toulouse, pour leur accueil et à l’Association des ludothèques françaises.

Pour aller plus loin : ALF (association des ludothèques françaises) : http://www.kananas.com/associationdesludothequesfrancaises/


Lire aussi : Le père Noël existe-t-il (et autres légendes de l’enfance) ?


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Patienter – La comptine de Tiloulou https://www.toupie-magazine.com/tiloulou/les-comptines-de-tiloulou/patienter-comptine-tiloulou Tue, 17 Nov 2020 10:03:33 +0000 https://www.toupie-magazine.com/?p=3929

À chanter sur l’air de Frère Jacques

Patienter - La comptine de Tiloulou

Père noël, père noël,
Quand viens-tu ?
Q
uand viens-tu ?

J’ai bien patienté,
Tu es arrivé !
Vive noël, vive noël !

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Vos patatosaures https://www.toupie-magazine.com/actu/concours/vos-patatosaures Tue, 03 Nov 2020 16:06:06 +0000 https://www.toupie-magazine.com/?p=4049 En octobre, grâce à la planche d’autocollants à détacher au centre du magazine, les enfants ont créé un patatosaure.
Découvrez, maintenant, les réalisations des 10 gagnants…

Sacha, ton patatosaure a une coiffure très originale. Mais ! Ton patatosaure tire la langue, Mila ?! Quel coquin ! Attention, le patatosaure de Mila va tous nous croquer ! Marcel, pour être aussi musclé, ton patatosaure doit faire beaucoup de sport. Marcel, pour être aussi musclé, ton patatosaure doit faire beaucoup de sport. Quel gros bidon ! Ismail, ton patatosaure a mangé trop de… patates ! Meuuuuuh ! Ta vache patatosaure est très jolie, Gaby. Apolyne, voilà deux super copains patatosaures ! Apolyne, voilà deux super copains patatosaures ! Oh ! Un patatosaure volant ! Bravo, Adam.

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Harcèlement à l’école : comment aider mon enfant ? https://www.toupie-magazine.com/actu/vos-questions-de-parents/harcelement-maternelle Fri, 23 Oct 2020 13:18:47 +0000 https://www.toupie-magazine.com/?p=3962 Bousculer, arracher des mains, détruire le dessin des autres. Se moquer, provoquer, exclure un enfant d’un groupe… Ces comportements, très souvent observés chez les enfants de maternelle et de début de primaire, dégradent facilement le climat dans une classe, et peuvent être vécus comme des agressions. Sont-ils pour autant une forme ou un début de harcèlement ? Amélie Devaux, psychopraticienne spécialiste de la gestion de la souffrance scolaire, nous répond.
harcèlement maternelle

À quel moment parle-t-on de harcèlement à l’école ?

Amélie Devaux : Il y a dix ans, on ne parlait de souffrances relationnelles à l’école qu’à partir du collège. Aujourd’hui, on parle plus facilement de harcèlement scolaire, et on voit le problème se déplacer vers le cycle 3, et même dès le CE2. Il y a un risque que ça baisse encore. Les parents et les enseignants sont à la fois plus rapidement inquiets, mieux informés, et ont tendance à intervenir très vite. Ils ont surtout peur de passer à côté de quelque chose de grave. Au primaire, cela prend souvent la forme de mises à l’écart, par exemple, mais cela reste moins agressif qu’au collège, où on rencontre plus d’attaques frontales, en groupe, avec une volonté d’humilier. Le harcèlement à l’école est une « escalade complémentaire » entre un élève qui subit régulièrement une violence et un ou d’autres élèves qui en gagnent un bénéfice. Dans cette « relation », un enfant en ressort toujours plus fort et un autre toujours plus faible. Et c’est, à mon avis, sur cela qu’il faut jouer pour sortir de ce cercle vicieux.

Il faut outiller les enfants pour qu’ils soient dans l’action, et non dans l’immobilisme que le harcèlement à l’école engendre.

En tant que parents, on s’angoisse un peu trop vite ou trop tôt ?

Amélie Devaux : Oui. Les adultes interviennent de plus en plus tôt. Il faut garder à l’esprit que notre intervention peut aussi empêcher les enfants de trouver leur solution, ce qui, parfois, peut les rendre moins souples dans leurs relations. La première question que l’on pose souvent à un enfant, c’est : « Alors, tu t’es fait plein de copains à l’école ? » Il y a une injonction sociale, de plus en plus rigide, à avoir des copains, une meilleure copine, etc. Or, chaque école a ses apprentissages relationnels. À la maternelle, les petits apprennent qu’ils ne sont pas au centre de l’univers et que l’autre existe… et empiète sur son territoire ! Donc, ici, ce n’est pas anormal de voir des enfants s’arracher des choses des mains, par exemple.

Et au primaire ?

Amélie Devaux : Au primaire, les amitiés sont fusionnelles, souvent entre deux enfants, parfois trois. Cette fusion peut donc mener à l’exclusion, à l’isolement d’un autre. Et certains enfants peuvent mal vivre le fait de ne pas avoir de « meilleur ami ». Quand un enfant ne parvient pas à jouer avec d’autres groupes d’enfants dans la cour, cet isolement peut être vécu comme une souffrance si cela se répète au quotidien, récré après récré. Mais un enfant qui préfère lire durant la récré, par exemple, ne doit pas être source d’inquiétudes pour les parents ! En consultation, des parents parlent de l’isolement de leur enfant à l’école en se basant sur le nombre d’anniversaires auxquels il n’a pas été invité. Je comprends que cela inquiète, mais il faut relativiser…


Lire aussi : Stop au harcèlement scolaire !

Nos conseils lecture pour aborder le sujet avec votre enfant.


Comment accompagner les enfants face à ces premières agressions ?

Amélie Devaux : C’est important d’être attentif et d’observer ce qui se passe. Mais également de voir comment les enfants s’opposent d’eux-mêmes à ces démonstrations de pouvoir. Et ils peuvent le faire ! Il faut outiller les enfants pour qu’ils soient dans l’action, et non dans l’immobilisme que le harcèlement à l’école engendre. Des élèves de maternelle peuvent apprendre à dire entre eux : « Non, tu n’as pas le droit de faire ça. » Pourquoi les enfants peuvent-ils être si méchants entre eux ? Parce que cela fait partie de l’être humain. Mais peut-être aussi parce qu’être méchant fonctionne pour obtenir ce qu’ils veulent, que cela leur apporte de l’attention, de la considération de la part des adultes. Je pense que les agresseurs savent très bien qu’ils font du mal. En cas de harcèlement, malheureusement, je ne crois pas que l’injonction morale venant des adultes fonctionne pour arrêter le cercle vicieux.

harcèlement école maternelle

Votre théorie autour du harcèlement s’appuie sur l’importance de la posture de l’enfant harcelé…

Amélie Devaux : Oui, nous cherchons déjà à libérer la parole des victimes, en leur demandant de nous raconter, très précisément parfois, ce qui se passe dans la cour. Au primaire, ce sont souvent des problèmes d’exclusion, d’isolement, des moqueries. Ces enfants sont parfois tellement tournés à l’intérieur d’eux-mêmes qu’ils ne parviennent pas à nous raconter le déroulement de leur récré. Nous leur proposons alors de prendre des notes. Et cette simple posture, se mettre à regarder ce qui se passe, leur fait changer d’attitude dans la cour. En cherchant les autres des yeux, pour simplement observer, ils relèvent la tête ! Parfois, le problème se résout tout seul et les attaques cessent.


IL FAUT EN PARLER ! Le numéro anonyme et gratuit 3020 est ouvert aux élèves, parents et professionnels victimes ou témoins d’actes de harcèlement à l’école.


Et quand cela perdure ?

Amélie Devaux : En consultation, nous rejouons avec eux les situations vécues à travers des jeux de rôle. Et nous leur demandons : « Là, qu’est-ce que tu aurais pu dire ou répondre ? » Nous les accompagnons pour préparer ce que nous appelons des « flèches » : apprendre à avoir le dernier mot, en quelque sorte. Il me semble important de placer l’enfant dans la position de trouver une solution par rapport à la situation qu’il vit.

Quel peut être le rôle des enseignants face à ces difficultés ?

Amélie Devaux : Ils sont nombreux à vouloir s’investir plus ! Quant à ceux qui ont baissé les bras, quoi de plus compréhensible… Une demi-journée de sensibilisation aux souffrances scolaires, c’est très peu. Et cela pose la question de l’intervention de l’adulte. Au collège, par exemple, l’intervention non voulue par la victime est problématique pour résoudre une situation. Elle peut parfois faire empirer le harcèlement. Or, le harcèlement immobilise les enfants. Il prive les victimes de toute leur énergie. Il faut leur montrer qu’ils ont le droit d’être en colère contre ce qui leur arrive !

Amélie Devaux intervient au centre À 180 degrés, www.a180degres.com

Propos recueillis par Isabelle Pouyllau. Photos : © Abode Stock.


Une journée pour dire non

Depuis 2015, le ministère de l’Éducation nationale organise, en novembre, une journée de sensibilisation et de lutte contre le harcèlement à l’école. À travers son programme Non au harcèlement, différentes actions sont menées : modules de prévention auprès des élèves, information des parents, mais aussi mise en place d’outils et de ressources pour les équipes enseignantes. Cette année, la journée aura lieu le jeudi 5 novembre. L’accent sera mis sur les situations de harcèlement rencontrées en primaire. Les autorités ont en effet constaté une augmentation des faits dès le premier degré. Cette année, le concours « Non au harcèlement » est accessible aux élèves dès le CP avec la création d’un nouveau prix spécial école élémentaire. www.nonauharcelement.education.gouv.fr/

harcèlement scolaire


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Harcèlement : nos conseils lecture avec votre enfant… https://www.toupie-magazine.com/actu/harcelement-conseils-lecture Fri, 23 Oct 2020 12:26:20 +0000 https://www.toupie-magazine.com/?p=4002 Parents, enseignants, à l’occasion de la Journée nationale de lutte contre le harcèlement à l’école, la rédaction vous propose une sélection de livres autour de ce sujet pour en parler avec vos enfants.

Différence, tolérance

conseil lecture harcèlementAujourd’hui, Tina est invitée chez sa copine Lili. Celle-ci organise une fête des chaussettes trop chouette ! Sauf que l’une des chaussettes de Tina est trouée… Et si elle en mettait des dépareillées ? Cet album, tout en douceur tant dans ses illustrations que par son propos, parle de différence et de singularité. Une ode subtile à l’originalité, toute à hauteur d’enfant.

Les Chaussettes de Tina, Okay Tina, Hélium, 12,50 €.

conseil lecture harcèlementPourquoi Kévin ne pourrait-il pas se déguiser en princesse ? Pourquoi ça fait rigoler ? Pourquoi tout le monde lui dit que c’est pour les filles et que, les garçons, ça se déguise en chevalier ? Et si, enfin, quelqu’un l’acceptait comme il est ? Avec sa couverture rose fluo, cet album annonce la couleur ! Mais à l’intérieur, on y parle sans lourdeur des stéréotypes de genre et de comment être assez fort pour les dépasser. Drôle et sensible !

Princesse Kevin, Michaël Escoffier, Roland Garrigue, Glénat, 11 €.

conseil lecture harcèlementQuel est le point commun entre trois vaches et un éléphant ? Entre trois chapeaux et un poisson ? Il suffit de tourner la page pour découvrir la réponse, parfois étonnante, mais toujours positive et bienveillante. Car, sous couvert d’humour, c’est bien de ça qu’il est ici question : la tolérance et l’acceptation des différences sont source d’enrichissement pour tous.

L’un de nous est différent, Barney Saltzberg, Gründ, 12,95 €.

conseil lecture harcèlementPetit Pois est si petit qu’il dort dans une boîte d’allumettes, que ses chaussures sont celles des poupées et qu’il se fait des cabanes avec des livres empilés. Tout ceci n’est pas bien gênant, jusqu’au moment d’entrer à l’école… Un livre poétique sur la différence, qui prouve qu’elle n’empêche pas d’atteindre ses rêves et d’accomplir de grandes choses.

Petit Pois, Davide Cali, Sébastien Mourrain, Actes sud junior, 13,50 €.

Confiance en soi, gestion des émotions

conseil lecture harcèlementUn petit garçon n’arrive pas à se débarrasser du monstre qui le suit comme une ombre. Jouer, se brosser les dents, s’endormir : tout est compliqué à cause de lui ! Ce texte imagé aborde le thème de la confiance en soi avec beaucoup de bienveillance. Sous les traits d’une grosse boule de poils jaunes, l’inquiétude que peuvent parfois ressentir les enfants paraît ainsi plus facile à surmonter.

Mon monstre et moi, Nadiya Hussain, Ella Bailey, Père Castor, 13,50 €.

conseil lecture harcèlementTout le monde a des inquiétudes, un « drôle de truc pas drôle » qu’il n’arrive pas à occulter. C’est ce que comprend la petite fille qui va, petit à petit, apprendre à apprivoiser les pensées qui la préoccupent, à les reconnaître et à les accepter. Un livre optimiste pour se persuader qu’après la pluie vient le beau temps et qu’il faut être indulgent et patient… avec soi-même.

Un drôle de truc pas drôle, Giula Sagramola, Rouergue, 15 €.

conseil lecture harcèlementBleu est un petit oiseau qui vit au cœur de la forêt, là où les rayons du soleil ne parviennent jamais. Seul, il a oublié comment voler, chanter, jouer. Un jour pourtant, Jaune se pose non loin de lui, lumineux. Et, petit à petit, sa lumière et sa bienveillance redonnent espoir et joie à son nouvel ami. Ce très joli album aborde le thème de la tristesse, et comment la surmonter en acceptant l’aide que l’on peut nous proposer.

Bleu, Britta Teckentrup, La Martinière jeunesse, 13,50 €.

conseil lecture harcèlementMazette est une petite fille sensible. Très sensible. Trop ? Tout dépend de la façon dont on décide de voir les choses… C’est ce que prouve cet album étonnant qui se lit dans les deux sens. De manière simple et douce, il incite l’enfant (et ses parents !) à accepter les émotions qui le traversent, son besoin de pleurer et d’exprimer ce qu’il ressent. Déculpabilisant.

Mazette est trop très sensible, Agnès Ledig, Frédéric Pillot, Père Castor, 9,50 €.

conseil lecture harcèlementDans la savane, près du marigot, tous les animaux jouent au ballon. Tous, sauf Nico le chacal, qui les observe de loin, jusqu’au moment de déclarer qu’ils sont vraiment nuls ! Et les autres de le traiter de patate et de le chasser… Une histoire pour montrer que la jalousie et la colère peuvent s’apaiser si l’on ose exprimer ce que l’on ressent calmement, même si c’est parfois compliqué.

La jalousie, ça suffit !, Caroline Pellissier, Virginie Aladjidi, Kei Lam, Casterman, 10,90 €.

conseil lecture harcèlementConnaissez-vous l’éreutophobie ? C’est la peur, qu’ont les personnes qui rougissent, de rougir en public. Et c’est ce qui arrive tout le temps à Oscar, le petit garçon de cette histoire. Tant et si bien qu’on le surnomme Tomate à l’école… Cet album raconte un phénomène qui peut engendrer des moqueries et fait entrer dans un cercle vicieux dont il est parfois difficile de sortir. Mais il dit aussi que l’on peut trouver en soi les ressources pour le surpasser.

Rouge tomate, Annick Masson, Mijade, 12 €.

Harcèlement, autorité

conseil lecture harcèlementCrocodile est la terreur de la cour de récré, menaçant les autres animaux d’être « méchant méchant » s’ils ne font pas comme il l’entend. Mais c’est sans compter sur Lion ! L’air de rien, le harcèlement est ici abordé simplement sous la forme d’une rengaine qui réjouira les enfants… tout en leur faisant toucher du doigt qu’il ne faut pas se laisser faire ou que l’on peut tomber sur plus fort que soi.

Moi méchant méchant, Alessandro Sanna, Kaléidoscope, 13 €.

conseil lecture harcèlementDans la forêt des contes, le loup n’en démord pas, le plus beau, c’est lui ! D’ailleurs, quand il pose la question, tout le monde lui répond que, bien entendu, il a raison ! Mais est-ce par peur de représailles ou par conviction ? Jusqu’à la rencontre avec un petit dragon qui va malicieusement retourner la situation !

C’est moi le plus beau, Mario Ramos, Pastel, 10,50 €.

conseil lecture harcèlementMimi veut commander. Mais que se passera-t-il si personne ne veut lui obéir au doigt et à l’œil ? Une grosse colère arrosée de larmes… qui finira par se calmer ! Sous le crayon d’Anouk Ricard, Christophe Nicolas croque les enfants et leurs comportements avec beaucoup d’humour et de réalisme, et propose au petit lecteur de participer.

Mimi commande, Christophe Nicolas et Anouk Ricard, Les Fourmis rouges, 9,90 €.

conseil lecture harcèlement« Quand les autres sont en danger, au lieu de se taire, il vaut mieux aider ! » C’est ce qu’Écureuil apprend à ses dépens… mais tout est bien qui finit bien, heureusement ! Cette histoire évoque simplement le phénomène de harcèlement et pose la question de l’entraide et de la solidarité pour aider celui qui se fait malmener. Un texte pour réfléchir et parler, à hauteur de petit lecteur.

Gare à tes noisettes !, Géraldine Collet, Sébastien Chebret, Mijade, 12 €.

conseil lecture harcèlementÀ la récré, rien ne va plus entre Patate, Patapouf, Patachou, Patatartiner et Patratas. C’est la bagarre généralisée ! Heureusement, Patapé arrive pour tout arranger et les réconcilier. Grâce à sa jolie chanson, les esprits sont calmés. Un album pour les plus petits lecteurs de Toupie, qui montre que la violence physique ou verbale ne sert à rien pour apaiser les tensions.

Patapé à la récré, Alex Sanders, Pierrick Pisinski, Loulou & Cie, 11,50 €.

conseil lecture harcèlement« Au Far West, tout le monde a des ennuis. Mais certains plus que d’autres. » C’est le cas de Mini Cowboy. Car, quand on est petit, tout est compliqué : monter à cheval, commander un verre… et se faire une grande réputation ! Jusqu’au jour où Mini Cowboy rencontre des compères à sa taille. Un album très esthétique où l’illustration vient répondre aux non-dits du texte. À plusieurs, on est plus forts pour affronter l’adversité.

Mini Cowboy, Daniel Frost, L’École des loisirs, 14 €.

conseil lecture harcèlementÇa veut dire quoi, harceler ? Pourquoi est-ce qu’Inès est tout le temps toute seule dans la cour ? C’est sa faute si Malo se fait embêter ? Est-ce que se moquer, c’est pareil que harceler ? En répondant à de vraies questions d’enfants, ce documentaire donne des clés aux parents pour expliquer et comprendre comment réagir face aux situations de harcèlement. Pour les plus grands lecteurs de Toupie.

Le Harcèlement, Sandra Laboucarie, Sandra de la Prada, Milan, coll. « Mes p’tites questions », 8,90 €.


POUR ALLER PLUS LOIN : Amélie Devaux, psychopraticienne spécialiste de la gestion de la souffrance scolaire, répond à vos questions sur le harcèlement.


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Ton bonhomme couleur https://www.toupie-magazine.com/actu/concours/ton-bonhomme-couleur Wed, 14 Oct 2020 07:41:04 +0000 https://www.toupie-magazine.com/?p=3944 En septembre, grâce à la planche d’autocollants à détacher au centre du magazine, les enfants ont créé un bonhomme couleur. Découvrez, maintenant, les réalisations des 10 gagnants…

Adam, ton bonhomme couleur est un champion du patin à roulettes. Capucine, ton bonhomme couleur porte un très joli chapeau ! Estelle, tes bonshommes couleur ont l’air de bien s’amuser à la mer. Ton bonhomme danse et virevolte avec sa grande robe, Julien ! Ton bonhomme à trois têtes est très drôle. Bravo Lionel ! Lison, avec son panier, ton bonhomme couleur est prêt pour aller au marché ! Quelle belle famille de bonshommes, Romane ! Mais pour qui est ce joli bouquet, Selyan ? Qui va gagner cette partie de foot ? Ton bonhomme, Tiago ? Le chien ou l’escargot ? Tom, ton bonhomme a mangé plein de couleurs !

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Ne pas être d’accord – La comptine de Tiloulou https://www.toupie-magazine.com/tiloulou/les-comptines-de-tiloulou/pas-accord Fri, 09 Oct 2020 08:56:59 +0000 https://www.toupie-magazine.com/?p=3684

À chanter sur l’air de Dans la ferme à Mathurin

Dans la cour de récré, 
Hi ha hi ha ho
chacun donne son avis
hi ha hi ha ho.

Y’a des non par-ci, 
y’a Des oui par-là, 
Des non non non, 
des oui oui oui.

Personne ne doit commander, 
pour tous s’amuser !

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Comment éveiller son enfant au goût ? https://www.toupie-magazine.com/actu/leveil-au-gout Fri, 18 Sep 2020 14:55:05 +0000 https://www.toupie-magazine.com/?p=3907 Marie-Claire Thareau, nutritionniste, a créé en 2001 l’association Pommes & Sens, qui propose des formations et des conférences sur l’alimentation et le plaisir de manger, à travers le prisme du développement sensoriel.

Quelle est l’importance du goût pour les bébés ?

Marie-Claire Thareau : Le goût est véritablement LE levier de l’apprentissage alimentaire. Un enfant ne mangera jamais un aliment parce qu’il est bon pour la santé, mais parce qu’il lui plaît. Entre 9 mois et 3 ans, tout ce qui est sucré et liquide est facile pour un enfant. Tout le reste est à découvrir ! Plus on stimulera sa sensorialité et sa curiosité, plus l’apprentissage sera facile. Il a une bouche « toute neuve » ! Et sa sensibilité, aux odeurs, aux couleurs, à la texture est plus importante que la nôtre.

Comment donner sa place à l’éducation au goût ?

M.-C. T. : Questionnons-nous déjà sur la place de l’alimentation dans notre famille. Quand les parents prennent le temps de manger ensemble, de raconter leur journée, tout simplement d’être heureux à table, les enfants auront envie d’être là, avec eux, de goûter à tout. Et ce, même si le repas est très simple. La notion de convivialité, de faire ensemble, est importante. L’enfant mémorise alors que manger, c’est passer un bon moment.

Quelle attitude adopter lors des repas ?

M.-C. T. : Il faut lâcher prise sur la notion de temps. Par exemple, continuer à donner un biberon même quand l’enfant est grand, parce que ça va plus vite. C’est souvent par manque de temps, mais également par souci de propreté, mais aussi par peur de la fausse route. Des études de l’INRA ont par exemple montré que des enfants de 8 mois qui commencent à mastiquer dorment mieux : tout simplement parce que c’est un premier effort qu’ils font ! En voulant gagner du temps, on loupe des étapes qui permettraient de stimuler nos enfants.


Faut-il forcer à goûter ?

Il faut surtout poser un cadre, au sein de la famille. Celui qui nous semble important comme, par exemple, « chez nous, quand on goûte, c’est une bouchée (ou deux, ou trois, etc.) ». Et si, dans un autre lieu (chez les grands-parents, l’assistante maternelle), l’enfant goûte, mange, c’est déjà une victoire. Même si ce n’est pas chez nous, il faut s’en réjouir, car ainsi l’enfant chemine. Aujourd’hui, l’apprentissage alimentaire se fait dans plusieurs endroits, avec différentes personnes.


Quelles sont les autres étapes ?

M.-C. T. : Entre 18 mois et 2 ans, un enfant, qui a pu être très curieux aux repas, peut devenir réfractaire. À ce moment-là, la notion d’individualité pour l’enfant se développe. Il fait alors la distinction entre sa bouche et la nôtre et se rend compte qu’il y a des choses qu’il préfère comme… le sucré et le liquide, plus faciles ! Du jour au lendemain, il déclare ne plus aimer des aliments déjà appréciés. C’est un phénomène tout à fait normal.

C’est ce qu’on appelle la néophobie alimentaire ?

M.-C. T. : Oui. Et il y a plusieurs degrés. L’enfant gourmand fera non de la tête, mais goûtera quand même, parce qu’il aime manger. Un enfant sensible aux textures, aux odeurs et même au fait qu’on mange un animal, repoussera l’assiette. Avec lui, les parents devront travailler la présentation, la couleur du plat. Mais qu’ils se rassurent : c’est normal. Il faut juste y aller en douceur…

Comment aider les parents à ce moment-là ?

M.-C. T. : Quand les parents s’épuisent, il leur faut trouver des relais, auprès de la famille, des professionnels de la petite enfance, pour garder à l’esprit que le repas doit rester un bon moment. Quand la néophobie alimentaire est très marquée, il faut prendre le temps de découvrir les aliments avec l’enfant, le faire participer, en coupant avec un couteau à bout rond, etc. Manipuler, regarder, sentir, c’est la première étape avant de pouvoir ouvrir la bouche pour goûter.

éveil au goût

Quand prend fin ce rejet ?

M.-C. T. : La néophobie qui apparaît vers 2 ans va s’atténuer à partir de 8 ans, mais restera active jusqu’à 10-11 ans. Mais les parents connaissent bien leur enfant : il faut jouer avec son tempérament, pour parvenir à dialoguer, sans jugement, et à dire : «  C’est important que tu goûtes pour un jour pouvoir aimer… »


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Avec l’arrivée à l’école et à la cantine, les parents ont parfois l’impression de perdre beaucoup d’acquis…

M.-C. T. : Il reste des choses à faire auprès des collectivités. Mais nombreuses sont celles, aujourd’hui, qui ont déjà engagé un vrai cheminement pour l’alimentation des tout-petits, mis en place des formations du personnel et qui tendent vers cette approche sensorielle de l’alimentation. Mais un parent inquiet quant à l’alimentation de son enfant doit parler, poser des questions aux enseignants, à l’équipe qui s’occupe de la cantine, etc. Plus il y aura de communication avec les parents, plus l’enfant sera dans la même dynamique d’éveil. Je rencontre de nombreuses personnes de restauration scolaire qui apprécient de pouvoir parler aux parents. Parce que ça donne aussi du sens à leur métier. 

Propos recueillis par Isabelle Pouyllau.

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Aller au lit – La comptine de Tiloulou https://www.toupie-magazine.com/tiloulou/les-comptines-de-tiloulou/aller-au-lit Wed, 16 Sep 2020 06:00:00 +0000 https://www.toupie-magazine.com/?p=3666

À chanter sur l’air de Colas, mon petit frère

Aller au lit

Fais dodo, mets-toi bien au chaud.
Fais dodo, tu rêveras bientôt…

Tu as bien joué, toute la journée.
Tu as bien bougé, tu es fatigué.

Fais dodo, mets-toi bien au chaud.
Fais dodo, tu rêveras bientôt…

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Crée ton dragon ! https://www.toupie-magazine.com/actu/concours/cree-ton-dragon Tue, 08 Sep 2020 14:20:27 +0000 https://www.toupie-magazine.com/?p=3897 En août, grâce à la planche d’autocollants à détacher au centre du magazine, les enfants ont créé un dragon. Découvrez, maintenant, les réalisations des 10 gagnants…

Stefan, avec son long cou, ton dragon est effrayant. Brrrr ! Le dragon d’Hugo est bien décidé à aller chasser dans la forêt. Tous aux abris ! Ta famille dragon est très mignonne, Hélia. Ta grotte est fantastique, Gabriel ! Elle est habitée par un dragon et tous ses amis. Avec sa tête sur les pattes, ton dragon est mégarigolo, Eli. Attention, le dragon de Clément va tous nous manger ! Alexandre, ton dragon est un gourmand : il a avalé une énorme boule de glace ! Wouah, un dragon à trois têtes ! Bravo Aédan. Tes dragons sont tellement forts qu’ils ont fait trembler le volcan, Adèle ! Oh, un dragon spationaute ! Quelle bonne idée, Abraham. ]]>