Toupie https://www.toupie-magazine.com Fri, 22 Jan 2021 13:44:22 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.6 Le doudou ? Quelle histoire ! https://www.toupie-magazine.com/actu/histoire-doudou Fri, 22 Jan 2021 09:44:00 +0000 https://www.toupie-magazine.com/?p=4189 Quelle est l’origine des doudous ? Pourquoi sont-ils devenus si importants dans notre société ? Retour sur l’histoire du doudou et son importance dans le développement de l’enfant avec Anne-Sophie Casal, psychologue du développement sociocognitif et responsable de formation au FM2J (Centre de formation aux métiers du jeu et du jouet).

Quelle est l’origine des doudous ?

Anne-Sophie Casal : La présence de jouets auprès des enfants remonte à l’Antiquité. On a retrouvé des hochets dans les tombeaux d’enfants égyptiens, par exemple. À l’origine, le doudou était surtout un morceau de tissu, un lange, un mouchoir que l’on donnait à l’enfant. En le touchant, le mâchouillant, en le portant au nez, à la bouche, l’enfant se calmait. Ce nom, « doudou », transcrit bien cette douceur, cette sensation du « doux ».

Les peluches n’étaient donc pas les premiers doudous ?

A.-S. C. : L’ours en peluche a fait son apparition au début du XXe siècle. Pour la petite histoire, il faut remonter en 1902 aux États-Unis. Lors d’une partie de chasse, le président Theodore Roosevelt, surnommé Teddy, aurait refusé de tirer sur un ourson. L’ours était alors l’équivalent de ce qu’est le loup, aujourd’hui, dans l’imaginaire collectif. Avec cet épisode, on est passé de la bête féroce à l’animal mignon, à qui l’on peut s’attacher. [La communication autour de ce fait historique a ensuite lancé la commercialisation du célèbre Teddy Bear dans le monde entier].

Toupie Doudou Rédaction
Sacha, Philippe, Gros Panda et Tamtam

Ours, lapin… La figure animale est omniprésente chez les doudous.

A.-S. C. : On retrouve en effet les animaux dans l’univers enfantin, dans les comptines, dans la littérature jeunesse, etc. On leur prête facilement une grande palette d’émotions et de rôles. Le doudou acheté par un adulte va souvent être un animal. Mais l’objet qui sera désigné comme doudou par l’enfant peut être un tissu, un vêtement avec l’odeur du parent. Et surtout, le doudou n’est pas forcément un objet concret.

C’est-à-dire ?

A.-S. C. : Dans les années 1950, le pédiatre britannique Donald Winnicott a théorisé le rôle du doudou. Il explique que, pour s’apaiser, un enfant a besoin de manipuler de façon répétitive un objet sensoriel. Cet objet va jouer un rôle de transition entre la phase de « fusion » de l’enfant avec sa figure d’attachement et le moment où il va prendre conscience de sa propre identité. En psychologie, on dit que l’enfant « investit » un objet transitionnel, qui pourra l’aider à supporter cette séparation : c’est le doudou. Mais un geste peut aussi faire office de doudou : sucer son pouce, toucher ses cheveux, se balancer… Les sens ont donc aussi toute leur importance, particulièrement l’odorat. Le doudou est ce qui rassure vraiment l’enfant en lui permettant de retrouver quelque chose qu’il connaît, qui ne change pas. Mais il faut savoir que plein d’enfants n’ont pas de doudou… et ce n’est pas inquiétant pour autant !


LIRE AUSSI : Qu’est-ce que l’objet transitionnel ?


Ces découvertes sur les besoins de l’enfant sont finalement récentes ?

A.-S. C. : Oui. À peu près à la même époque que Winnicott, le psychiatre John Bowlby parlait de l’importance de l’attachement de l’enfant et de la séparation avec la mère. Le psychologue Jean Piaget, lui, étudiait l’importance du stade sensori-moteur… Auparavant, la mortalité infantile et maternelle était très importante. Alors on se gardait bien de s’attacher aux bébés. Les progrès de la médecine ont changé cela. La révolution romantique et les écrits de Rousseau ont également contribué à faire voir l’enfant comme un être à part entière. Avant, on s’y intéressait à l’âge de « raison », vers 6-7 ans, au moment où il pouvait être… utile en travaillant !

Comment les doudous ont-ils pu devenir aussi importants ?

Toupie Février 2021 Le DoudouA.-S. C. : Après les années 1950, toutes ces théories sur le développement de l’enfant se sont diffusées peu à peu dans la société. Dans le même temps, les familles, et notamment les mères, ont commencé à se séparer de plus en plus tôt de leurs enfants. On voit alors l’émergence des crèches, des nounous, de la garde des bébés par d’autres personnes que les mères. À partir des années 1970-1980, les professionnels de la petite enfance ont demandé aux familles d’apporter un vêtement avec l’odeur du parent ou de proposer un doudou, pour faire la transition entre la maison et le lieu de garde. Les parents ont donc cherché ce qui pouvait jouer le rôle de ce « bout de tissu ». La peluche s’y prêtait parfaitement. C’est un peu pour cela qu’on l’offre aujourd’hui en guise de doudou. Et notre société de consommation n’y est pas pour rien : avoir un doudou, c’est déjà posséder un objet…

Le doudou a-t-il été perçu comme une mauvaise habitude ?

A.-S. C. : C’est parfois le cas aujourd’hui. On entend des « ne mets pas le doudou à la bouche, ne le traîne pas par terre… ». Les parents essaient de maîtriser où « traîne » le doudou. Actuellement, avec la crise sanitaire, nous sommes revenus à une période plus hygiéniste, par exemple. L’interdiction du doudou aurait pu être demandée dans les crèches. Or, les professionnels l’ont tout de suite acté : le doudou, on le garde. Il continue à entrer dans les crèches malgré le Covid-19. Cela veut dire qu’il est aujourd’hui reconnu comme étant essentiel à l’enfant.

Toupie Doudou Rédaction
Boulgomme, La Poule Rouge, Grosse-Bouffe, Lapin Blanc

Comment amorcer la séparation avec son doudou ?

A.-S. C. : Il ne sert à rien de vouloir maîtriser le moment où il va s’en séparer. Le doudou, finalement, est le seul objet qui appartient à l’enfant. Il n’a pas besoin de l’adulte pour s’en séparer : laissons-lui cette exclusivité d’autonomie. À partir du moment où l’enfant commence à dire « je » et où il va s’intéresser aux autres, il commencera à se détacher de son doudou progressivement. Ce partenaire de jeu infaillible va peu à peu laisser sa place pour les copains, dans l’intérêt de l’enfant.

Le doudou a-t-il toujours sa place à l’entrée en maternelle ?

A.-S. C. : Oui. En petite section, il y a souvent une caisse à doudous, un endroit officiel pour laisser les doudous. En moyenne section, on commence à dire aux enfants que le doudou reste dans le cartable, qu’on le prend seulement pour la sieste. En grande section, on ne le voit naturellement plus. Aujourd’hui, les règles de l’école sont cohérentes avec le développement de l’enfant.


DÉCOUVREZ LA COMPTINE DE TILOULOU : Le doudou à bisous !


Faut-il garder le doudou de l’enfant ?

A.-S. C. : On peut lui donner une place à la maison : dans un placard par exemple. Il est là, à portée de main. D’ailleurs, il y a plein d’adultes qui ont des doudous. Cela peut être une peluche, mais aussi un porte-bonheur, un gri-gri gardé depuis 20 ans. Parfois, on a même un doudou sans s’en rendre compte…

Propos recueillis par Isabelle Pouyllau


Anne-Sophie CasalAnne-Sophie Casal est psychologue du développement sociocognitif et responsable de formation au FM2J (Centre de formation aux métiers du jeu et du jouet).


Illustrations : Clothilde Delacroix (Instagram : @clothildedelacroix. Photos : © photos personnelles.

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Tomber puis recommencer – La comptine de Tiloulou https://www.toupie-magazine.com/tiloulou/les-comptines-de-tiloulou/tomber Fri, 15 Jan 2021 15:02:00 +0000 https://www.toupie-magazine.com/?p=4138

À chanter sur l’air de Il court, il court, le furet

Tu glisses, tu glisses, Tiloulou
Sur ta luge doucement.
Tu glisses, tu glisses, Tiloulou
Tu ne tombes plus maintenant.

À force de recommencer, C’est sûr, tu vas y arriver !

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École inclusive : « Les futurs employeurs de mon fils, porteur de trisomie 21, sont ses actuels camarades de classe » https://www.toupie-magazine.com/actu/ecole-inclusive-trisomie-21 Fri, 18 Dec 2020 14:57:50 +0000 https://www.toupie-magazine.com/?p=4166 Comment réussir l’inclusion de tous les élèves à l’école ? Pourquoi la scolarisation des enfants aux besoins spécifiques est-elle importante, nécessaire et bénéfique dans le système éducatif ordinaire ? Pour eux, mais aussi pour tous les enfants et l’ensemble de la société. Toupie magazine a interrogé des parents sur le combat qu’ils doivent mener au quotidien  pour que leur enfant, porteur de trisomie 21, aille à l’école.  

Sébastien, Giovana et Joaquim, 4 ans

Joaquim est aujourd’hui en moyenne section, dans l’école de son village. Ses parents sont engagés dans l’inclusion scolaire de tous les enfants.

« Joaquim suit le même emploi du temps que ses camarades. Il va également au centre aéré lors des périodes de vacances scolaires. Nous avons été énormément aidés par le réseau associatif. Les institutions publiques ne sont malheureusement pas suffisamment dimensionnées pour aider pleinement les parents, avec des disparités importantes d’un département à un autre. Beaucoup d’enseignants manquent de temps et de formation. Bien souvent, la démarche de l’école est que l’enfant doit s’adapter à la pédagogie de la classe, et non l’inverse. C’est dommage

Nous avons la chance cette année d’avoir une institutrice très investie avec qui nous communiquons de manière hebdomadaire sur les jalons atteints et les points faibles à retravailler. Elle nous prête également du matériel pédagogique.

Les enfants avec une trisomie 21 sont capables de faire des choses exceptionnelles. Il faut juste adapter le matériel pédagogique. Par exemple, nous reprenons systématiquement à la maison les apprentissages de Joaquim avec un matériel adapté. Il ne faut absolument pas limiter ces enfants et affirmer d’emblée qu’ils n’y arriveront pas.

Il ne faut pas affirmer d’emblée que nos enfants n’y arriveront pas.

Plus il y aura d’enfants différents en milieu ordinaire, et plus les mentalités de tous évolueront. Cela passe aussi par le vocabulaire. Nous préférons par exemple le terme anglo-saxon d’“enfant à besoins spécifiques”, qui est moins limitant, plus positif et laissant comprendre que tout est possible pour peu qu’une technique d’apprentissage spécifique soit mise en place. 

Le passage en CP va être un gros cap pour nous et Joaquim. Nous savons qu’une méthodologie d’apprentissage de la lecture peut être adaptée pour lui, comme par exemple la méthode “visuelle” de Suzanne Borel-Maisonny [l’une des précurseurs de l’orthophonie en France]. La réussite d’un parcours scolaire dépend énormément de l’investissement des parents et de la bonne volonté des enseignants… »


C’est quoi, la trisomie 21 ?

• Une anomalie chromosomique (trois chromosomes 21 au lieu de deux) qui provoque, entre autres, des malformations cardiaques, une déficience intellectuelle, des caractéristiques morphologiques.

• En France, chaque année, cinq cents bébés naissent avec une trisomie 21.

• En France, toutes les femmes enceintes peuvent bénéficier d’un dépistage (mesure de la clarté nucale et marqueurs sériques) si elles le souhaitent. Selon la probabilité calculée, un examen plus poussé est proposé.


Isabelle et Emma, 6 ans

Emma est scolarisée en grande section, en milieu ordinaire, c’est-à-dire dans une classe classique.

« Jusqu’à présent, Emma était scolarisée tous les matins dans l’école de notre secteur et accompagnée d’une AVS. Cependant, cette école refusait de la prendre lorsque l’AVS était absente. Or, cela arrivait souvent.

Nous avons alors fait le choix de l’inscrire dans une école privée, plus inclusive et ouverte à d’autres méthodes alternatives. Cette école est très mobilisée autour du handicap. Par exemple, cette année, elle organise une semaine de sensibilisation sur les handicaps auprès de tous les enfants. Nous espérons l’orienter sur une ULIS à la rentrée prochaine dans cette même école. »

Ce qui manque à l’Éducation nationale aujourd’hui pour réussir l’inclusion des élèves handicapés, c’est d’accepter que, dans une classe, un élève ait le même âge que les autres, mais pas le même niveau.

Claire et Benoît, 5 ans

Les parents de Benoît travaillent à plein temps. Ils ont souhaité que leur petit garçon aille en maternelle à temps complet.

« Pour la scolarité de Benoît, j’ai contacté cinq écoles. J’ai eu trois rendez-vous. Et en m’y prenant un an avant sa première rentrée

Quand on a un enfant handicapé et qu’on souhaite qu’il aille à l’école, on doit bien connaître ses droits. Tout enfant, qu’il soit ordinaire ou avec un handicap, propre ou non, a besoin et a le droit d’aller à l’école tous les jours et à temps plein, de manger à la cantine et d’être gardé en périscolaire le soir. Et ce, qu’une auxiliaire de vie scolaire (AVS) soit présente à temps plein ou pas. Une école se met dans l’illégalité en refusant ce droit, ou même en le suggérant à des parents.

Donc, toute cette organisation nécessite de la communication, de l’écoute, du relationnel. Il faut tout faire pour faciliter la vie du personnel de l’école. Fournir les couches, des crayons plus gros ou un plan incliné, un verre spécifique pour la cantine, etc. Tout ce qui peut aider les enseignants à se consacrer uniquement aux apprentissages. Et c’est à nous, parents, de rappeler que notre enfant n’aura jamais le niveau d’un enfant classique. Cela paraît évident, mais ça ne l’est pas au moment du passage à la classe supérieure.


LIRE AUSSI : « Ce n’est pas le handicap de mon bébé qui me fait peur, c’est le regard de la société »


Ce qui manque à l’Éducation nationale aujourd’hui pour réussir l’inclusion des élèves handicapés, c’est d’accepter que, dans une classe, un élève ait le même âge que les autres, mais pas le même niveau. Cela signifie revoir l’organisation de la classe, la disposition des tables, etc. C’est multiplier les ateliers de manipulation, les travaux en groupe pour favoriser la coopération entre élèves, et ainsi mettre en avant les forces des uns pour pallier les difficultés des autres. C’est bénéfique pour tous les enfants, avec une trisomie 21 ou pas ! Je ne cesse de répéter que les futurs employeurs de Benoît sont ses actuels camarades de classe. Ce sont eux qui, dans vingt-cinq ans, se diront : “J’avais un copain avec une trisomie 21 dans ma classe. Il était certes lent, mais j’aimais bien travailler avec lui et l’aider.

Malheureusement, nos enfants sont très rarement inclus de cette manière-là. Souvent, ils sont dans la salle de classe, à travailler avec leur AVS individuelle à côté, mais pas inclus parmi les élèves de la classe. Par la suite, ils sont dans un dispositif ULIS (unité localisée pour l’inclusion scolaire), c’est-à-dire dans une classe spécialisée avec une AVS collective et uniquement intégrés à la classe ordinaire pour le sport ou la musique. La route est donc longue… »

Merci à l’association Trisomie 21 France et aux parents pour leurs témoignages.

Propos recueillis par Isabelle Pouyllau.

Illustration : Laurent Simon. Photos : © Photos personnelles.

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Les moments de la journée – La comptine de Tiloulou https://www.toupie-magazine.com/tiloulou/les-comptines-de-tiloulou/moments-journee Tue, 15 Dec 2020 17:08:00 +0000 https://www.toupie-magazine.com/?p=4044

À chanter sur l’air de La mère Michel

Les moments de la journée

C’est une nouvelle journée
qui va bien commencer.
Du lever au coucher
tu vas rire, t’amuser.
Et pour te repérer,
Tu as trois grands moments :
Matin, midi et soir
sont les plus importants !

Texte de Delimi Bery. Illustrations d’Etsuko Watanabe, d’après le personnage de Xavier Deneux.
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Une maison en petits pains https://www.toupie-magazine.com/actu/concours/une-maison-en-petits-pains Wed, 09 Dec 2020 11:07:55 +0000 https://www.toupie-magazine.com/?p=4142 En novembre, grâce à la planche d’autocollants à détacher au centre du magazine, les enfants ont créé une maison en petits pains. Découvrez, maintenant, les réalisations des 10 gagnants…

Attention, le sorcier d’Anaïs prépare une potion magique et gourmande… Ton village en petits pains donne envie d’y habiter, Apolline. Que ton immeuble est grand, Clément ! Bravo ! Il pleut ! Rentrons vite dans la jolie maison en petits pains d’Emma ! Ta maison est à croquer, Ethan… Miam ! Quelle belle maison sous la neige, Gabriel ! Louis, avec ces fleurs et ses feuilles colorées, c’est le printemps autour de ta maison ! Tut tut, pouet pouet ! La voiture de Mathys arrive dans sa maison en petits pains. Une maison en petits pains sur pilotis… Quelle bonne idée, Mila ! Naïm, le père Noël est déjà passé ! Qu’y-a-t-il dans les paquets dorés ? ]]>
Découvrez notre sélection cadeaux pour Noël ! https://www.toupie-magazine.com/actu/decouvrez-notre-selection-cadeaux-pour-noel Tue, 01 Dec 2020 16:25:27 +0000 https://www.toupie-magazine.com/?p=4113 La rédaction du magazine Toupie vous propose une sélection de jouets pour Noël, en lien avec notre dossier du mois sur le thème de « Quels jouets, à quel âge ? » élaboré avec l’aide de ludothécaires.

Pour imaginer

Les panneaux en contreplaqué de cette maison de poupée sont modulables : les enfants pourront imaginer une maison selon leurs goûts ! Ils pourront aussi en décorer les murs, avant de l’aménager pièce par pièce. Parfait pour les petits architectes qui aiment construire et rêver ! Maison Little Friends, Haba, 79,90 €.

 

Pour jouer à plusieurs

Voici un premier jeu de coopération et de stratégie de 3 à 8 ans, idéal pour une fratrie ! Afin de faire passer les chevaliers sur un pont, les joueurs vont expérimenter le lancer de gros dés et l’anticipation. Il ne faut pas réveiller le dragon ! Pont du Dragon, Oxybul, 29,99 €.

 

Pour recycler

Ces petites pinces en plastique recyclé sont devenues le meilleur « récup’bouchons » jamais imaginé ! Dès 4 ans, les enfants joueront avec les couleurs et développeront leur motricité fine avec des possibilités de création infinies. Des pinces « 3D » permettent aussi la réalisation en volume. Clip it, la boîte de pinces à partir de 4,90 €.

 

Pour s’aérer

Le célèbre jeu de quilles nordique a maintenant sa version pour les enfants. Le bâton à lancer est adapté à leurs petites mains et les règles du jeu simplifiées. Un jeu d’adresse joliment décoré ! À toi de viser : le lion ou le cochon ? Kyyanimo, Djeco, à partir de 25,99 €.

 

Pour écouter

Pour renouer avec nos cinq sens, la marque créative Sentosphère a développé toute une gamme de jeux autour des saveurs, des odeurs, du toucher et des sons. Après le Loto des odeurs et celui des Saveurs, voici le Loto des sons, un jeu d’éveil façon Memory muni d’un boîtier sonore. Dès 4 ans et au-delà ! Le Loto des sons, Sentosphère, 29,99 €.

 


Toupie décembre 2020UN CADEAU QUI DURE UNE ANNÉE ! Un abonnement à un magazine jeunesse est une belle idée de cadeau qui dure toute l’année ! Chaque mois, votre enfant recevra à son nom son magazine comme Toupie, de 3 à 6 ans, Wakou de 4 à 8 ans, et même Picoti, pour les petits frères et sœurs, de 9 mois à 3 ans. Renseignements sur milan-jeunesse.com

Texte : Isabelle Pouyllau. Photo de Une : Abode. Photos internes : voir marques.

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Noël : le bon choix de jouets, au-delà des âges https://www.toupie-magazine.com/actu/vos-questions-de-parents/noel-choix-jouets Fri, 20 Nov 2020 10:53:35 +0000 https://www.toupie-magazine.com/?p=4078 La liste des jouets pour les 3-6 ans est infinie ! Et votre enfant lorgne peut-être déjà sur des jouets « de grands » pas encore adaptés à ses « capacités de jeu ». Pour vous aider à y voir clair, nous sommes allés à la rencontre de ludothécaires, vrais spécialistes de la question, pour vous proposer un petit guide d’achat…

Noël Toupie Choix JouetsComment se lancer dans les achats de Noël en réunissant intérêt psychomoteur du jeu et plaisir du nouveau jouet, sans tomber dans une consommation excessive, ni y passer un temps fou ? En suivant les conseils de ludothécaires, qui observent nos enfants dans leur activité favorite ! Alban Anatole et Dario Cavalié animent une ludothèque, à Toulouse. Ces lieux ouverts à tous mènent des animations autour du jeu (conseils, prêts, etc.) tout au long de l’année.

« Un bon jouet doit être adapté aux compétences sensorielles, de manipulation, d’imagination, d’assemblage d’un enfant. Les indications d’âge sur les emballages sont plutôt un argument marketing… »

Quel jouet à quel âge ?

À cette question, la réponse est claire. « L’important est qu’un jouet soit adapté aux capacités de jeu d’un enfant, pour qu’il ne soit pas mis en échec. Les indications d’âge sur les emballages sont plutôt un argument marketing… », explique Alban Anatole. Par « capacités de jeu », il faut entendre les compétences psychologiques nécessaires pour appréhender un nouveau jeu : sensorielles, de manipulation, d’imagination, d’assemblage, etc. Ces stades de développement sont communs à tous les enfants, mais leur acquisition varie dans le temps : « Prenez l’image d’un escalier : tous les enfants vont le monter, mais pas à la même vitesse », explique le ludothécaire.

Noël Toupie Choix JouetsManipuler et déduire

Peluches, jouets à bascule pour les plus petits, puis jouets à tirer, boîtes à formes et, pour les plus grands, kaléidoscopes, cerceaux… Ces jeux dits d’exercice* favorisent l’expérimentation sensorielle et motrice. Il existe aussi des xylophones, des percussions, des mini-instruments qui permettent de découvrir les sons. « Sonores, mais pas bruyants ! », conseille Alban Anatole. Les jeux d’exercice invitent également à découvrir la notion de cause à effet, très constructive : si je touche, si je renverse, si je pousse, si j’actionne tel bouton, il se passe quelque chose.

« C’est pour les bébés ! »

Quand on les observe, les enfants reviennent toujours un peu vers leurs premiers jouets, avec nostalgie et plaisir. « C’est aussi pour cette raison qu’on se refuse de parler d’âge en ludothèque. On ne va jamais dire, par exemple « c’est un jeu de bébé, tu es trop grand ». Il faut laisser la possibilité aux enfants de régresser dans le jeu, sans jugement. »

Jouer à faire semblant

Jouer à la dînette, à la poupée, aux pirates ou aux pompiers doit être accessible à tous les enfants, sans distinction de genre et sans jugement. « Les parents doivent garder à l’esprit que les enfants jouent alors un rôle, dans un cadre bien défini. Ils reviennent à leur réalité après », explique Alban Anatole. Ces jeux de symbolique où l’on « fait semblant », où l’on « fait comme si » favorisent ainsi l’imagination des enfants, autour de 2 ans et demi-3 ans. À partir de leur vécu, ils élaborent tout un tas de scénarios, à l’aide de déguisements, d’objets du quotidien à leur taille, etc. « Dans ces moments- là, l’enfant va proposer ses propres règles. Par exemple, il est très intéressant, pour lui, d’inverser les rôles : je suis le papa, tu es l’enfant. »


LA FIN DU « FAIRE COMME MAMAN » ? Fabricants de jouets, distributeurs et annonceurs ont signé, fin septembre, la deuxième édition de la Charte pour une représentation mixte des jouets, initiée par le gouvernement. Ils s’engagent, notamment, à concevoir des jouets ne véhiculant pas de stéréotypes genrés, à limiter les codes couleur et la catégorisation entre jouets fille et jouets garçon, mais aussi à former leurs vendeuses et vendeurs sur le sujet. Car, en 2020, le marketing genré des marques est toujours visible, même s’il se fait de plus en plus épingler par les consommateurs…


Un train peut faire « pouet pouet »

En maternelle, quand l’enfant est en mesure de s’intéresser au monde autour de lui, il va commencer à aller vers les jeux de figurines et de mise en scène, comme les circuits de train. « Préférez les circuits sans pile, avec des véhicules s’actionnant à la main et où l’enfant va pouvoir faire les bruits qu’il veut, qu’il invente », conseillent les ludothécaires. Pour eux, les célèbres figurines à la coupe au bol restent le meilleur jeu de mise en scène, car elles proposent une palette sans fin de situations de vie et de thématiques.

Assembler et imaginer

Morceaux de bois à empiler, briques multicolores à encastrer, mais aussi puzzles : le choix des jouets d’assemblage est également large et astucieux. « Ces jeux favorisent l’acquisition de la spatialisation. Et ils permettent l’apprentissage de la gravité, des forces, de la physique », explique Dario Cavalié.

Noël Toupie Choix JouetsJeux de règles et règle du jeu

Quant aux jeux de société, on peut commencer doucement à partir de 3 ans, avec des jeux coopératifs ou de hasard, type jeu de l’oie. Le mieux est tout de même d’attendre 4-5 ans, car on peut facilement provoquer des blocages. « Ce n’est pas parce qu’on se souvient qu’on jouait soi-même aux échecs très tôt, ironise Alban Anatole, que notre enfant y trouvera son compte… » Attention aussi à l’apprentissage de la victoire et de la défaite : si l’enfant n’aime pas perdre, n’insistez pas non plus. Et ne le faites pas gagner à chaque fois, car face aux copains, il ne comprendra pas pourquoi il peut perdre…

« Aujourd’hui, sous prétexte de stimuler les enfants, on a tendance à aller trop vite, même dans les jouets, plus vite que leur développement ne le leur permet… »

La bonne distance

Pour Dario Cavalié et Alban Anatole, « les parents doivent s’autoriser à tester un jouet avant un achat. Et penser à observer la chambre de leur enfant : de quoi est-elle déjà pleine ? Comment lui apporter de la diversité ? Laissons tomber nos envies et projections d’adultes. Aujourd’hui, sous prétexte de stimuler les enfants, puis de les rendre autonomes, on a tendance à aller trop vite, même dans les jouets, plus vite que leur développement ne le leur permet… »

Alors, quel que soit le choix du cadeau de Noël, rappelons-nous que le jeu est le domaine de liberté des enfants. À partir du moment où leurs jouets suivent les normes de sécurité et sont bien adaptés à leur développement, ils peuvent expérimenter, répéter, imaginer, faire semblant… sans fin !

Dossier réalisé par : Isabelle Pouyllau. Illustration : Clothilde Delacroix. Photos : © Adobe Stock.

*Cette nomination vient de la classification ESAR, pour Exercice, Symbolique, Assemblage, Règle. Utilisée en ludothèque, elle identifie quatre familles de jeux, correspondant à quatre grands stades de développement de l’enfant.

Merci à l’ensemble du personnel de la ludothèque Patte-d’oie, à Toulouse, pour leur accueil et à l’Association des ludothèques françaises.

Pour aller plus loin : ALF (association des ludothèques françaises) : http://www.kananas.com/associationdesludothequesfrancaises/


Lire aussi : Le père Noël existe-t-il (et autres légendes de l’enfance) ?

Et encore : Notre sélection cadeau de Noël 2020 !


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Patienter – La comptine de Tiloulou https://www.toupie-magazine.com/tiloulou/les-comptines-de-tiloulou/patienter-comptine-tiloulou Tue, 17 Nov 2020 10:03:33 +0000 https://www.toupie-magazine.com/?p=3929

À chanter sur l’air de Frère Jacques

Patienter - La comptine de Tiloulou

Père noël, père noël,
Quand viens-tu ?
Q
uand viens-tu ?

J’ai bien patienté,
Tu es arrivé !
Vive noël, vive noël !

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Vos patatosaures https://www.toupie-magazine.com/actu/concours/vos-patatosaures Tue, 03 Nov 2020 16:06:06 +0000 https://www.toupie-magazine.com/?p=4049 En octobre, grâce à la planche d’autocollants à détacher au centre du magazine, les enfants ont créé un patatosaure.
Découvrez, maintenant, les réalisations des 10 gagnants…

Sacha, ton patatosaure a une coiffure très originale. Mais ! Ton patatosaure tire la langue, Mila ?! Quel coquin ! Attention, le patatosaure de Mila va tous nous croquer ! Marcel, pour être aussi musclé, ton patatosaure doit faire beaucoup de sport. Marcel, pour être aussi musclé, ton patatosaure doit faire beaucoup de sport. Quel gros bidon ! Ismail, ton patatosaure a mangé trop de… patates ! Meuuuuuh ! Ta vache patatosaure est très jolie, Gaby. Apolyne, voilà deux super copains patatosaures ! Apolyne, voilà deux super copains patatosaures ! Oh ! Un patatosaure volant ! Bravo, Adam.

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Harcèlement à l’école : comment aider mon enfant ? https://www.toupie-magazine.com/actu/vos-questions-de-parents/harcelement-maternelle Fri, 23 Oct 2020 13:18:47 +0000 https://www.toupie-magazine.com/?p=3962 Bousculer, arracher des mains, détruire le dessin des autres. Se moquer, provoquer, exclure un enfant d’un groupe… Ces comportements, très souvent observés chez les enfants de maternelle et de début de primaire, dégradent facilement le climat dans une classe, et peuvent être vécus comme des agressions. Sont-ils pour autant une forme ou un début de harcèlement ? Amélie Devaux, psychopraticienne spécialiste de la gestion de la souffrance scolaire, nous répond.
harcèlement maternelle

À quel moment parle-t-on de harcèlement à l’école ?

Amélie Devaux : Il y a dix ans, on ne parlait de souffrances relationnelles à l’école qu’à partir du collège. Aujourd’hui, on parle plus facilement de harcèlement scolaire, et on voit le problème se déplacer vers le cycle 3, et même dès le CE2. Il y a un risque que ça baisse encore. Les parents et les enseignants sont à la fois plus rapidement inquiets, mieux informés, et ont tendance à intervenir très vite. Ils ont surtout peur de passer à côté de quelque chose de grave. Au primaire, cela prend souvent la forme de mises à l’écart, par exemple, mais cela reste moins agressif qu’au collège, où on rencontre plus d’attaques frontales, en groupe, avec une volonté d’humilier. Le harcèlement à l’école est une « escalade complémentaire » entre un élève qui subit régulièrement une violence et un ou d’autres élèves qui en gagnent un bénéfice. Dans cette « relation », un enfant en ressort toujours plus fort et un autre toujours plus faible. Et c’est, à mon avis, sur cela qu’il faut jouer pour sortir de ce cercle vicieux.

Il faut outiller les enfants pour qu’ils soient dans l’action, et non dans l’immobilisme que le harcèlement à l’école engendre.

En tant que parents, on s’angoisse un peu trop vite ou trop tôt ?

Amélie Devaux : Oui. Les adultes interviennent de plus en plus tôt. Il faut garder à l’esprit que notre intervention peut aussi empêcher les enfants de trouver leur solution, ce qui, parfois, peut les rendre moins souples dans leurs relations. La première question que l’on pose souvent à un enfant, c’est : « Alors, tu t’es fait plein de copains à l’école ? » Il y a une injonction sociale, de plus en plus rigide, à avoir des copains, une meilleure copine, etc. Or, chaque école a ses apprentissages relationnels. À la maternelle, les petits apprennent qu’ils ne sont pas au centre de l’univers et que l’autre existe… et empiète sur son territoire ! Donc, ici, ce n’est pas anormal de voir des enfants s’arracher des choses des mains, par exemple.

Et au primaire ?

Amélie Devaux : Au primaire, les amitiés sont fusionnelles, souvent entre deux enfants, parfois trois. Cette fusion peut donc mener à l’exclusion, à l’isolement d’un autre. Et certains enfants peuvent mal vivre le fait de ne pas avoir de « meilleur ami ». Quand un enfant ne parvient pas à jouer avec d’autres groupes d’enfants dans la cour, cet isolement peut être vécu comme une souffrance si cela se répète au quotidien, récré après récré. Mais un enfant qui préfère lire durant la récré, par exemple, ne doit pas être source d’inquiétudes pour les parents ! En consultation, des parents parlent de l’isolement de leur enfant à l’école en se basant sur le nombre d’anniversaires auxquels il n’a pas été invité. Je comprends que cela inquiète, mais il faut relativiser…


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Comment accompagner les enfants face à ces premières agressions ?

Amélie Devaux : C’est important d’être attentif et d’observer ce qui se passe. Mais également de voir comment les enfants s’opposent d’eux-mêmes à ces démonstrations de pouvoir. Et ils peuvent le faire ! Il faut outiller les enfants pour qu’ils soient dans l’action, et non dans l’immobilisme que le harcèlement à l’école engendre. Des élèves de maternelle peuvent apprendre à dire entre eux : « Non, tu n’as pas le droit de faire ça. » Pourquoi les enfants peuvent-ils être si méchants entre eux ? Parce que cela fait partie de l’être humain. Mais peut-être aussi parce qu’être méchant fonctionne pour obtenir ce qu’ils veulent, que cela leur apporte de l’attention, de la considération de la part des adultes. Je pense que les agresseurs savent très bien qu’ils font du mal. En cas de harcèlement, malheureusement, je ne crois pas que l’injonction morale venant des adultes fonctionne pour arrêter le cercle vicieux.

harcèlement école maternelle

Votre théorie autour du harcèlement s’appuie sur l’importance de la posture de l’enfant harcelé…

Amélie Devaux : Oui, nous cherchons déjà à libérer la parole des victimes, en leur demandant de nous raconter, très précisément parfois, ce qui se passe dans la cour. Au primaire, ce sont souvent des problèmes d’exclusion, d’isolement, des moqueries. Ces enfants sont parfois tellement tournés à l’intérieur d’eux-mêmes qu’ils ne parviennent pas à nous raconter le déroulement de leur récré. Nous leur proposons alors de prendre des notes. Et cette simple posture, se mettre à regarder ce qui se passe, leur fait changer d’attitude dans la cour. En cherchant les autres des yeux, pour simplement observer, ils relèvent la tête ! Parfois, le problème se résout tout seul et les attaques cessent.


IL FAUT EN PARLER ! Le numéro anonyme et gratuit 3020 est ouvert aux élèves, parents et professionnels victimes ou témoins d’actes de harcèlement à l’école.


Et quand cela perdure ?

Amélie Devaux : En consultation, nous rejouons avec eux les situations vécues à travers des jeux de rôle. Et nous leur demandons : « Là, qu’est-ce que tu aurais pu dire ou répondre ? » Nous les accompagnons pour préparer ce que nous appelons des « flèches » : apprendre à avoir le dernier mot, en quelque sorte. Il me semble important de placer l’enfant dans la position de trouver une solution par rapport à la situation qu’il vit.

Quel peut être le rôle des enseignants face à ces difficultés ?

Amélie Devaux : Ils sont nombreux à vouloir s’investir plus ! Quant à ceux qui ont baissé les bras, quoi de plus compréhensible… Une demi-journée de sensibilisation aux souffrances scolaires, c’est très peu. Et cela pose la question de l’intervention de l’adulte. Au collège, par exemple, l’intervention non voulue par la victime est problématique pour résoudre une situation. Elle peut parfois faire empirer le harcèlement. Or, le harcèlement immobilise les enfants. Il prive les victimes de toute leur énergie. Il faut leur montrer qu’ils ont le droit d’être en colère contre ce qui leur arrive !

Amélie Devaux intervient au centre À 180 degrés, www.a180degres.com

Propos recueillis par Isabelle Pouyllau. Photos : © Abode Stock.


Une journée pour dire non

Depuis 2015, le ministère de l’Éducation nationale organise, en novembre, une journée de sensibilisation et de lutte contre le harcèlement à l’école. À travers son programme Non au harcèlement, différentes actions sont menées : modules de prévention auprès des élèves, information des parents, mais aussi mise en place d’outils et de ressources pour les équipes enseignantes. Cette année, la journée aura lieu le jeudi 5 novembre. L’accent sera mis sur les situations de harcèlement rencontrées en primaire. Les autorités ont en effet constaté une augmentation des faits dès le premier degré. Cette année, le concours « Non au harcèlement » est accessible aux élèves dès le CP avec la création d’un nouveau prix spécial école élémentaire. www.nonauharcelement.education.gouv.fr/

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