Toupie https://www.toupie-magazine.com Fri, 25 May 2018 07:42:28 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.9.2 Nos lecteurs deviennent auteurs-illustrateurs ! https://www.toupie-magazine.com/actu/nos-lecteurs-deviennent-auteurs-illustrateurs Thu, 24 May 2018 14:35:35 +0000 https://www.toupie-magazine.com/?p=2014 Susciter l’envie et le désir de lire des plus jeunes, voici l’objectif de l’association Les Incorruptibles. Créée il y a une trentaine d’années, elle a reçu, en 2013, l’agrément de l’Éducation nationale, qui considère ses actions comme complémentaires de l’enseignement public. Ainsi, Les Incorruptibles favorisent l’intervention d’auteurs jeunesse dans les classes pour faire découvrir aux enfants les coulisses de la création littéraire. Un beau programme que Toupie a eu la chance d’accompagner, cette année, grâce à Paule Battault, auteur intervenant dans le cadre des « rencontres Incos » et journaliste à Milan presse. Celle-ci a lancé un défi aux petits écoliers : écrire et illustrer une drôle d’histoire de Toupie selon une consigne simple : répondre à la question « Que prend un éléphant au restaurant ? » en utilisant le plus de rimes en « an » possible. Les créations, à l’image des plats décrits par les enfants, ne manquent pas de piquant ! Bravo à tous les enfants !

Découvrez les travaux des écoles :

Les travaux de l’école St Christophe sur Dolaison

Les travaux de l’école de Saint André de Chalançon

Les travaux de l’école publique de Blesle

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Maman, tu me racontes une histoire ? https://www.toupie-magazine.com/actu/maman-me-racontes-histoire Fri, 18 May 2018 09:06:36 +0000 https://www.toupie-magazine.com/?p=955 La fête des mères, c’est le 27 mai prochain. L’occasion parfaite pour vous présenter notre sélection de livres sur les mamans… Bonne lecture à tous !

 

Déclaration d’amour

couv Monamour« Dis, Maman, est-ce que tu m’aimeras toute la vie ? », demande Archibald avant de s’endormir. Que répondre à cette question aussi simple que compliquée ? L’air de rien, Astrid Desbordes et Pauline Martin nous livrent un petit bijou. Présentés sous la forme d’un inventaire tendre, drôle et émouvant, les moments partagés sont prétextes à s’aimer sans conditions. Un vrai coup de cœur !

Mon amour, Astrid Desbordes, Pauline Martin, Albin Michel jeunesse, 9,90 €.

 

Poésie

Comment_bien_promener_sa_maman

Pourquoi faut-il sortir sa maman ? Pour qu’elle s’aère, respire et se dépense, évidemment ! Et, pour éviter qu’elle ne se perde dans le supermarché, il ne faut pas lui lâcher la main. Jamais ! En inversant les rôles, cet album montre avec humour et sensibilité les liens qui unissent enfant et parent, et combien prendre soin l’un de l’autre est important.

Comment bien promener sa maman, Claudine Aubrun et Bobi+Bobi, Seuil jeunesse, 12,90 €.

 

Pour en parler…

Au-revoir-mamanCet album évoque avec pudeur la mort d’une maman vécue par son jeune enfant. Incompréhension, tristesse, colère face à l’absence… les émotions ressenties lors d’un deuil sont ici abordées de manière extrêmement sensible. Un très joli livre, juste et émouvant, qui touche au cœur enfants et parents.

Au revoir Maman, Rebecca Cobb, Éditions NordSud, 12 €.

 

Velcro

ImpressionUn petit garçon rêve de passer sa vie dans les jupes de sa maman. Et voilà que, ni une ni deux, son rêve devient réalité ! Caché sous les jupes de sa maman, l’enfant peut la suivre partout où elle va. Il suffit de les lui soulever pour le vérifier. Un album amusant pour aider les enfants un peu collants… à se détacher de leur maman.

Dans les jupes de maman, Carole Fives et Dorothée de Monfreid, Sarbacane, 13,90 €.

 

En vacances

Ma mère en vacances couverturesPour les mamans, les vacances ne sont pas réellement des vacances ! Et bien souvent, les mamans sont ravies une fois qu’elles sont finies ! « Ouf, se disent-elles, on va enfin pouvoir souffler ! » Un album au ton juste et à l’humour efficace, qui de fera rire les lecteurs de Toupie les plus âgés.

 

Ma mère en vacances, Gwendoline Raisson et Magali Bardos, L’École des loisirs, collection « OFF-Pastel », 11,50 €. Disponible en bibliothèque.

 

Refuge

Couverture tes bras sont ma maisonCe livre se lit comme une comptine au refrain tendre et rassurant : « Tes bras sont ma maison ». Le texte aux notes poétiques et les adorables illustrations aux crayons de couleur rappellent à l’enfant que, quoi qu’il arrive, qu’il soit triste ou effrayé, joyeux ou fâché, il pourra toujours compter sur leur maman et venir se réfugier dans leurs bras. Ouf, ça fait du bien !

Tes bras sont ma maison, Juliette Valléry et Maud Legrand, L’élan vert, 10,20 €. Disponible en bibliothèque.

 

Petits gestes

Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)« La main de maman sent bon comme un câlin. Elle est ferme quand j’hésite. Elle me relève quand je trébuche. Elle remonte la couette quand je m’endors… » Cet album, plein de poésie et de tendresse, raconte tous ces petits gestes du quotidien si réconfortants dans la vie d’un enfant. Un vrai bonheur à lire en famille !

La main de maman, Claire Babin et Marguerite Courtieu, Gallimard Jeunesse, 13 €.

 

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Le bobo – La comptine de Tiloulou https://www.toupie-magazine.com/actu/tiloulou/bobo Wed, 16 May 2018 08:57:32 +0000 https://www.toupie-magazine.com/?p=1950 À chanter sur l’air de Les petits poissons dans l’eau

Un petit bobo, parfois
Ça fait mal, mal, mal, mal.
Si tu veux pleurer, tu peux
Et après ça ira mieux.
Pour soigner l’bobo,
Nettoie comme il faut.
Du désinfectant
Et un beau pansement.
Le petit bobo, ça y est,
Tu l’as déjà oublié !

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Mettre le couvert – La comptine de Tiloulou https://www.toupie-magazine.com/actu/tiloulou/mettre-couvert-tiloulou Wed, 25 Apr 2018 12:58:36 +0000 https://www.toupie-magazine.com/?p=1915 À chanter sur l’air de Savez-vous planter les choux ?

Savez-vous mettre le couvert
Sur la table, sur la table
Installer assiette et verre,
Couteau, fourchette et cuillère ?

On commence par l’assiette,
Doucement bien comme il faut,
À gauche on met la fourchette
Et à droite le couteau.

Et au-dessus de l’assiette,
On dépose, on dépose
Le verre et puis la cuillère
Voilà, j’ai mis le couvert !

Bravo, tu as bien chanté ! On se retrouve le mois prochain…

Illustrations de Cyril Houplain, d’après le personnage de Xavier Deneux.

]]> Concours « Crée ta famille de cailloux » – Mars 2018 https://www.toupie-magazine.com/actu/concours-cree-famille-de-cailloux-mars-2018 Fri, 20 Apr 2018 13:48:11 +0000 https://www.toupie-magazine.com/?p=1967 En mars, grâce à la planche d’autocollants à détacher au centre du magazine, les enfants ont créé une famille de cailloux… Retrouvez, maintenant, les collages des 10 gagnants !
 

Ton bébé caillou est vraiment trop chou. Merci, Zélie ! Félicitations, à la maman caillou de Pauline qui attend un heureux événement ! Mathieu et Baptiste, vos cailloux ont fière allure avec leurs coiffures ! Tes cailloux ont de très jolis nombrils, Léonie ! Bravo, Laura, ta pyramide de cailloux nous a beaucoup plu ! Félicitations, Haron, quelle bonne idée d’avoir utilisé de vrais cailloux ! Bravo, Emma, ta famille de cailloux est très réussie ! On aimerait bien être invité par ta famille de cailloux, Élian ! Les cailloux de Charles n’ont peur de rien : pas même de la pluie et des éclairs ! Dans la famille de cailloux d’Antoine, tout le monde est là, même le chat ! ]]>
Le métier d’auxiliaires de vie scolaire (AVS) https://www.toupie-magazine.com/actu/metier-d-auxiliaires-de-vie-scolaire-avs Thu, 19 Apr 2018 13:49:06 +0000 https://www.toupie-magazine.com/?p=1957 Les auxiliaires de vie scolaire (AVS) sont précieux dans les écoles traditionnelles. Grâce à eux, les enfants en situation de handicap peuvent être scolarisés, s’intégrer et suivre la classe comme les autres. Pour en savoir plus sur ce métier pas toujours facile, Toupie a interviewé Marlène Carassus, AVS depuis 3 ans à l’école maternelle des Gachots, à Léguevin.

 

Quelle est la mission de l’AVS ?

Marlène Carassus : Sa mission est d’accompagner, au sein de l’école, des élèves en difficulté ou en situation de handicap (mobilité réduite, surdité, troubles autistiques, etc.), afin de compenser ce handicap. L’AVS leur accorde l’attention particulière dont ils ont besoin pour réussir et que l’enseignant ne peut pas toujours leur donner lorsqu’il gère l’ensemble de la classe. L’AVS n’assure pas de mission d’enseignement, mais il assiste l’enfant dans sa vie scolaire, au quotidien.

 

Comment fait-il, concrètement ?

M.C. : Tout dépend des besoins de l’enfant ! Parfois, l’AVS ne fait que l’aider à se déplacer dans la classe, à s’asseoir sur sa chaise, à mettre son manteau… Il peut aussi, si nécessaire, accompagner l’enfant quand il fait les exercices demandés par l’enseignant. Dans ce cas, il l’aide à se concentrer ou à manipuler le matériel. Si l’élève est malentendant, par exemple, l’AVS s’assure qu’il a bien compris la consigne et qu’il parvient à communiquer avec ses camarades. Dans tous les cas, l’AVS ne fait jamais à la place de l’enfant. Il lui évite certaines difficultés liées à son handicap afin qu’il puisse viser l’objectif premier de l’exercice. Ainsi, si la maîtresse demande de coller des bandelettes de la plus petite à la plus grande à un enfant qui a du mal à attraper, l’AVS le laisse faire le classement et prend en charge la partie collage, qui n’est pas prioritairement évaluée avec cet exercice.

 

La présence de l’AVS n’empêche-t-elle pas l’enfant de se faire des copains ?

M.C. : Non, parce que l’AVS sait se faire discret ! Son rôle est d’être présent, pour que l’enfant qu’il suit se sente soutenu, mais il veille à ne pas le surprotéger et ne forme pas un duo inséparable avec lui. Il reste dans la classe, sans être toujours assis à côté de l’enfant dont il s’occupe, et il n’intervient qu’en cas de besoin. Ainsi, l’enfant peut interagir librement avec ses pairs et se faire des copains. Parfois même, l’AVS peut faciliter la communication entre eux !

 

Quelle est la formation des AVS ?

M.C. : Il n’y a pas de diplôme spécifique exigé. Pour devenir AVS, il faut obtenir le baccalauréat, puis envoyer un dossier de candidature et passer un entretien auprès du rectorat. Bien sûr, le métier d’AVS nécessite de nombreuses qualités : patience, empathie, écoute, pédagogie, capacité d’adaptation, force morale et physique ! Il faut bien connaître les enfants et aussi, dans l’idéal, leurs handicaps. Ceci dit, le mot « handicap » englobe beaucoup de situations différentes et, parfois, on les découvre une fois qu’on est en poste. L’AVS peut alors bénéficier de formations. Mais ensuite, c’est à lui d’adapter la théorie : il n’existe pas de règle qu’il suffirait d’appliquer.

 

Quelle démarche faut-il faire pour qu’un enfant soit suivi par un AVS ?

M.C. : Les parents peuvent signaler eux-mêmes à la directrice de l’école que leur enfant doit être suivi par un AVS, mais il arrive aussi parfois que le besoin soit détecté par l’enseignant, au cours des premières années de maternelle. Dans tous les cas, la directrice réunit l’enseignant, les parents, le médecin ou le psychologue scolaire pour monter un dossier de demande d’AVS. Elle précise alors, dans ce dossier, combien d’heures de suivi sont nécessaires dans la semaine : pour certains enfants, 9 heures suffisent, alors que pour d’autres il faut 18 heures. Elle peut également faire une demande particulière afin que l’AVS accompagne aussi l’enfant au moment du repas à la cantine et pendant le temps périscolaire. Le dossier est ensuite envoyé à la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), qui acceptera la demande en commission, pour 3 ans.

 

Quels sont, pour vous, les moments les plus difficiles ?

M.C. : Le plus difficile pour moi, c’est de me sentir dépassée en cas de crise d’un enfant autiste. Ces moments de pression sont assez désarmants et souvent compliqués à gérer, d’autant plus qu’on ne sait pas toujours quel est l’élément déclencheur. Pour le calmer, ce ne sont pas toujours les mêmes solutions qui fonctionnent : il faut essayer, s’adapter, recommencer… Ce n’est pas simple !

 

Et quels sont les meilleurs moments ?

M.C. : Mon objectif au cours de l’année scolaire est que les enfants que j’accompagne soient heureux et s’épanouissent à l’école. Je suis très fière quand je les vois arriver en classe joyeusement, qu’ils viennent me faire un bisou et qu’ils me disent : « Je suis content que tu sois là », et quand je constate leurs progrès sur le long terme !

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Les rues aux enfants https://www.toupie-magazine.com/actu/rues-aux-enfants Wed, 21 Mar 2018 14:56:39 +0000 https://www.toupie-magazine.com/?p=1939 Marcher en ville avec de jeunes enfants peut parfois se révéler épuisant : slalomer avec la poussette entre les potelets et les voitures mal garées, retenir son souffle quand le grand évite in extremis le cadeau laissé sur le trottoir par un chien un peu perfide, user de son don de télépathie afin que la petite dernière sur sa trottinette s’arrête bien AVANT le passage protégé… Heureusement pour vous, parents, il y a désormais les rues aux enfants !

 

Qu’est-ce qu’une rue aux enfants ?

Anne-Marie Rodenas : C’est une rue que l’on ferme temporairement à la circulation motorisée. Les riverains peuvent en profiter pour se promener et se rencontrer, dans une ambiance conviviale. Les enfants, quant à eux, peuvent y faire leur « métier d’enfant », c’est-à-dire jouer en toute liberté et en toute sécurité. Souvent, une rue aux enfants est aussi l’occasion, pour des parents, des associations ou des collectivités, d’organiser diverses animations : par exemple des spectacles de marionnettes en plein air, des parcours de trottinettes, des ateliers de jardinage, de peinture, de mosaïque ou de dessin à la craie sur le sol…

 

Qu’est-ce que cela peut apporter aux plus jeunes ?

A.-M. R. : Outre l’occasion de jouer et de s’amuser, les rues aux enfants leur donnent la possibilité de découvrir ce qu’est la rue : un environnement extérieur qu’ils ne peuvent pas vraiment explorer le reste du temps. En effet, de nos jours, les enfants citadins restent souvent à l’intérieur ou dans des espaces clos prévus pour eux. Une rue aux enfants leur propose un nouvel espace de liberté et de découvertes, où ils ont la possibilité de se confronter au réel et de développer leur autonomie, ce qui est essentiel pour leur bon développement. Elle leur offre également une touche d’imprévu : pour une fois, les enfants ne savent pas d’avance ce qu’il va se passer ni qui ils vont croiser. Ils peuvent rencontrer d’autres adultes et d’autres enfants qu’ils n’ont jamais vus à la crèche ou à l’école. Certains n’ont pas leur âge mais ils vont pourtant adorer jouer et échanger avec eux. Ces nouvelles rencontres, parfois intergénérationnelles, sont des outils précieux pour bien grandir !

 

Pourquoi une rue plutôt qu’un parc ?

A.-M. R. : Dans un parc, il y a des barrières, des structures de jeux destinées à telle ou telle tranche d’âge… Tout est codé, même les sols qui sont aménagés pour amortir les chutes ! Aujourd’hui, l’enfant manque de terrains d’aventure. La rue peut en être un pour lui, avec ses dangers (qu’il va apprendre à gérer) et ses inconnues. Bien sûr, il ne s’agit pas de faire prendre des risques aux petits : lors des rues aux enfants, les adultes – pas seulement les parents – se montrent tous attentifs et prêts à intervenir en cas de besoin. Autre aspect intéressant de la rue : elle permet non seulement le jeu et la rencontre, mais aussi l’exercice de nombreux petits métiers sur le point de disparaître et pourtant utiles, comme celui de bouquiniste, de vendeur de glace ou de réparateur ambulant… Dans l’une de nos rues aux enfants par exemple, une dame est venue avec sa machine à coudre pour raccommoder les vêtements que les gens lui apportaient.

 

Pourquoi les enfants jouent-ils de moins en moins dans la rue ?

A.-M. R. : Je remarque que les habitants des villes ont globalement du mal à sortir. Ils sont habitués à avoir un toit sur la tête et un radiateur à côté d’eux, et ils appréhendent parfois un peu les activités en extérieur. Mais finalement, une fois dehors, on voit bien qu’enfants et parents sont très heureux ! Si les enfants jouent moins souvent qu’avant seuls dans la rue, c’est aussi bien sûr à cause des voitures. La circulation automobile est en constant développement et rend la rue plus dangereuse. Les parents d’aujourd’hui préfèrent que leurs enfants restent à la maison et qu’ils ne rentrent pas seuls de l’école. Leur inquiétude est encore renforcée par les nombreux faits divers qu’ils entendent aux infos et qui les paniquent totalement…

En quoi les rues aux enfants peuvent-elles diminuer ces risques ?

A.-M. R. : D’une part, elles permettent aux enfants de renforcer leur autonomie et de prendre conscience des dangers de la circulation. Les parents peuvent profiter de ces journées pour leur apprendre à marcher sur le trottoir, à traverser au bon moment, à comprendre la signalisation, à faire du vélo sans prendre de risques, etc. D’autre part, les rues aux enfants permettent aussi aux voisins de mieux se connaître et de se faire davantage confiance. Cela peut ôter certaines craintes aux parents, créer du lien social et permettre une prise en charge des enfants un peu plus collective… comme dans un village !

 

Anne-Marie Rodenas est la présidente du Cafézoïde, premier « café des enfants » créé à Paris en 2002. Il est ouvert toute l’année, du mercredi au dimanche et propose trois ateliers artistiques par jour, pour les enfants de 0 à 16 ans et leurs familles. L’association Cafézoïde fait partie du collectif « rues aux enfants, rues pour tous », et organise une « rue aux enfants » sur le quai de la Loire, à Paris, tous les dimanches après-midi.

Plus d’infos sur :
www.cafezoide.asso.fr
www.ruesauxenfants.com

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Concours « Crée ton yéti féroce ou gentil » – Février 2018 https://www.toupie-magazine.com/actu/concours/concours-cree-yeti-feroce-gentil-fevrier-2018 Wed, 21 Mar 2018 10:19:13 +0000 https://www.toupie-magazine.com/?p=1922 En février, grâce à la planche d’autocollants à détacher au centre du magazine, les enfants ont créé toutes sortes de yétis… Retrouvez, maintenant, les collages des 10 gagnants !

Bravo, Shiloh, ton yéti tout poilu nous a beaucoup plu ! Félicitations, Ronan, ta brochette de yétis est vraiment très chouette ! Qui, parmi vous, osera faire un câlin au yéti d’Olivia ? Maïwenn, on a eu un coup de cœur pour ton yéti danseur. Pour nager dans l’océan, le yéti de Julia a mis ses plus beaux brassards ! Merci, pour ton yéti, Camille, il est très original ! Ayoub, que ton vieux yéti est beau avec sa barbe et sa houppette blanches ! Bravo, Anaëlle et Gaëtan, dans votre yéti family, tout le monde fait du ski ! Cap de faire la course avec le yéti surfer d’Aaron ? 1, 2, 3, partez ! Avec les yétis de Perrine et Charlotte… Bye bye, la neige ! Vive le soleil ! ]]>
S’écouter – La comptine de Tiloulou https://www.toupie-magazine.com/actu/tiloulou/ecouter-tiloulou Fri, 16 Mar 2018 13:15:45 +0000 https://www.toupie-magazine.com/?p=1861 s'ecouter une comptine de tiloulou enfant

 

À chanter sur l’air de Cadet Roussel

Pour bien s’entendre faut s’écouter,
À chacun son tour de parler.
Couper la parol’ aux copains,
Ça fait du bruit, ça n’sert à rien !
Un, un seul à la fois,
Tu vois c’est bien plus clair comme ça !

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L’imaginaire des enfants https://www.toupie-magazine.com/actu/limaginaire-des-enfants Tue, 20 Feb 2018 16:10:01 +0000 https://www.toupie-magazine.com/?p=1901 En janvier, Toupie vous parlait de la « course à la performance ». Ce phénomène, de plus en plus présent dans notre société, pousse parents et enfants à courir après les prouesses et la conformité, quitte à mettre, parfois, l’imaginaire de côté. Ce mois-ci, la psychologue Anne Vachez-Gatecel nous explique comment cet imaginaire se construit et à quel point il est essentiel pour le développement et l’équilibre psychique de l’enfant.

 

Comment l’imaginaire des enfants naît-il ?

Anne Vachez-Gatecel : Cela se joue dans la toute petite enfance. Pour que l’imaginaire puisse naître dans l’esprit du bébé, celui-ci doit être dans une relation affective sécurisante, sans être surstimulante, avec ses parents. Dans les premiers mois de sa vie, ses parents doivent répondre à ses besoins primaires dès qu’il en fait la demande. Mais petit à petit, cette réponse va être de plus en plus différée. Cela crée un moment d’attente… qui n’est pas vide ! Pendant ce laps de temps, le bébé va chercher à maintenir la présence de ses parents psychiquement, même s’ils ne sont pas physiquement à côté de lui. Ainsi, il imagine pour la première fois quelque chose : c’est la base de la création psychique.

 

Comment cet imaginaire s’enrichit-il par la suite ?

V.-G. : Essentiellement par le jeu. L’imaginaire se construit au fur et à mesure : il se renforce d’abord par des jeux exploratoires puis, quand le langage apparaît, par des jeux de mise en scène, souvent basés sur l’imitation. L’enfant va alors se raconter des histoires en scénarisant des objets et des personnages. Il va s’enrichir seul, mais aussi en jouant avec ses pairs, en partageant son propre monde imaginaire et en entrant dans celui des autres. Il apprend ainsi à élaborer un jeu commun avec ses copains, ce qui lui permet de se confronter à eux et d’expérimenter « pour de faux » des situations nouvelles (l’agressivité, l’absence, etc.). Les parents peuvent aussi très bien participer à ces jeux de « semblant ». Je sais que certains refusent de prendre le rôle de l’enfant, lors de ces jeux, parce qu’ils pensent que cela va leur faire perdre leur statut de parents et leur autorité. Mais c’est faux : on peut tout à fait expliquer à son enfant qu’il y a un temps pour jouer à faire semblant et un temps pour revenir à la réalité. C’est un bon apprentissage, et toutes ces interactions « pour de faux » ne peuvent que développer l’imaginaire de l’enfant.

 

En quoi l’imaginaire est-il utile au bon développement de l’enfant ?

V.-G. : Il l’aide à dépasser son angoisse de séparation. En effet, l’imagination va donner à l’enfant la possibilité de rendre ses parents psychiquement présents, même quand ils ne sont pas là physiquement. C’est ce qui va lui permettre de se séparer d’eux peu à peu, tout en gardant son sentiment de sécurité. C’est essentiel pour qu’il aille de l’avant et ne soit pas angoissé à l’école par exemple. Apaisé, il va pouvoir se consacrer à ses apprentissages et bien grandir. Autre aspect important : l’imagination peut également éviter à l’enfant de nombreux troubles du sommeil. Le moment de s’endormir est un temps où l’enfant est seul, ce qui peut être angoissant pour lui. Mais son imagination va lui permettre d’être seul… sans être seul ! En effet, grâce à elle, il va pouvoir projeter ses parents sur un autre objet dit « transitionnel » (un doudou), qui l’aidera beaucoup à s’endormir sans avoir peur.

 

Entre 3 et 6 ans, l’enfant fait-il bien la différence entre imaginaire et réalité ?

V.-G. : À 3 ans, c’est encore un peu compliqué pour lui de distinguer son monde imaginaire de la réalité. C’est encore un âge où il croit en sa toute-puissance, et où il est donc persuadé que ce qu’il imagine est vrai. Il va faire ses expériences petit à petit et la prise de conscience sera progressive. Pendant cette période, il est important que ses parents le laissent jouer et rêver, tout en lui expliquant que telle chose n’existe pas « pour de vrai », ou qu’il peut faire telle chose dans son jeu, mais pas en vrai. Grâce à cela, l’enfant sera capable, à partir d’environ 6 ans, de bien différencier imagination et réalité : c’est ce qu’on appelle l’« âge de raison ».

 

Donne-t-on suffisamment l’occasion aux enfants de développer leur imaginaire ?

V.-G. : Jusqu’en moyenne section, généralement, oui ! Dans les classes, il y a des coins pour jouer à la poupée, à la dînette, aux petites voitures… et les ateliers reposent encore beaucoup sur l’imaginaire. En grande section, c’est moins le cas. L’enfant doit souvent rester assis à sa table, se taire et se plier à davantage de normes. L’apprentissage des lettres, des graphismes, de la tenue du crayon, etc. devient une priorité et la créativité est un peu mise de côté. C’est vraiment dommage car, même après 5 ans, l’enfant apprend beaucoup mieux s’il peut explorer son imaginaire. Je le constate au quotidien dans mon travail de psychologue auprès d’enfants de 4 à 10 ans. À travers le jeu de « semblant », ils parviennent à développer des capacités qu’ils n’ont pas dans la réalité. Par exemple, lorsque nous jouons ensemble « au restaurant », ils entrent plus facilement en relation avec les autres, ils retiennent la commande, ils portent des petits plateaux, etc. Au cours du jeu, ils développent et expérimentent ces capacités nouvelles, sans pression et loin de toute exigence de réussite. C’est ce qui leur permet ensuite de les exporter peu à peu dans la réalité. Le jeu les aide à dépasser leurs difficultés, grandes ou petites. C’est une piste intéressante pour que les enfants puissent apprendre autrement.

 

Anne Vachez-Gatecel est psychomotricienne dans le service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent de la Pitié-Salpêtrière et directrice de l’Institut de formation en psychomotricité à la faculté de médecine Sorbonne Université. Elle a écrit L’enfant et l’imaginaire. Jouer, créer, rêver (édition Dunod).

L'enfant et l'imaginaire

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